Antidépresseurs : tous ne se valent pas face aux effets secondaires physiques

Des résultats inédits sur les effets physiques des antidépresseurs
Une grande étude britannique publiée dans The Lancet en octobre 2025 compare les effets physiques de trente antidépresseurs. Réalisée par le King’s College London et l’Université d’Oxford, elle s’appuie sur 151 essais cliniques et plus de 58 000 patients.
Les chercheurs ont mesuré, sur huit semaines, les variations de poids, de tension artérielle et de rythme cardiaque. Ces données offrent enfin une vision concrète des différences entre molécules. Les résultats montrent que certains antidépresseurs sont presque neutres sur le plan physique, tandis que d’autres provoquent des changements notables. Ainsi, l’étude aide à mieux comprendre comment adapter le traitement à chaque patient.
Par ailleurs, elle met en lumière l’importance d’un suivi régulier, car le corps réagit différemment selon la molécule prescrite.
Des variations de poids importantes entre les antidépresseurs
Les antidépresseurs peuvent influencer la prise de poids de manière significative. En effet, l’étude révèle jusqu’à 4 kg d’écart entre les molécules les plus « légères » et les plus « lourdes ».
Certains traitements, comme l’agomélatine ou le bupropion, entraînent une légère perte de poids.
D’autres, tels que la mirtazapine ou la clomipramine, favorisent au contraire une prise notable. Le citalopram, l’escitalopram et la sertraline sont considérés comme plutôt neutres, avec des variations inférieures à un demi-kilo.
Cependant, la paroxétine tend à provoquer une prise progressive. Quant à la fluoxétine, elle reste stable, ce qui explique sa popularité.
Enfin, la venlafaxine augmente légèrement le poids et la tension. Ainsi, chaque molécule a son profil propre, et le choix d’un traitement doit tenir compte de ces différences.
Le cœur et la tension réagissent différemment selon le traitement
Les antidépresseurs n’agissent pas seulement sur l’humeur : ils influencent aussi le cœur et la tension. L’étude révèle jusqu’à 20 battements par minute de différence selon les molécules.
Les tricycliques comme la clomipramine et certains IRSN comme la venlafaxine accélèrent le rythme cardiaque. À l’inverse, les ISRS — fluoxétine, sertraline, escitalopram, citalopram — restent stables et mieux tolérés. De plus, la tension artérielle varie selon les molécules : la venlafaxine peut légèrement l’augmenter, tandis que d’autres restent neutres.
Ainsi, les patients présentant des troubles cardiovasculaires doivent bénéficier d’un suivi attentif. Cependant, ces différences ne remettent pas en cause l’efficacité des antidépresseurs, mais elles invitent à une prescription plus personnalisée.
Vers une utilisation plus personnalisée des antidépresseurs
Selon le professeur Sameer Jauhar, auteur de l’étude, les antidépresseurs doivent être choisis en fonction du profil global du patient. En effet, leur efficacité dépend non seulement de la dépression, mais aussi de la tolérance physique.
Par ailleurs, les traitements de longue durée nécessitent une attention particulière au poids et à la santé cardiovasculaire. Ainsi, un patient insomniaque bénéficiera d’une molécule sédative comme la mirtazapine, tandis qu’une personne active préférera la fluoxétine ou l’escitalopram.
Grâce à ces données, les antidépresseurs peuvent désormais être prescrits de façon plus adaptée, plus humaine et plus efficace.
Références :
The Lancet, octobre 2025 – King’s College London & University of Oxford.
Synthèses : The Guardian, The Independent, Pulse Today, Evening Standard.
-
Comment détecte-t-on un Burn Out ? -
Comment guérir du Burn Out -
Ya t-il un profil psychologique plus exposé au Burn Out ? -
Les caractéristiques les plus courantes des crises d’angoisse au travail -
Les médicaments et les thérapies sont-ils les seules solutions ? -
En cas de dépression, les médicaments sont-ils incontournables ? -
Choisir sa therapie -
Comment aller mieux rapidement -
Comment dédramatiser pendant une periode d’examen? -
Conseils du Dr. Bagot en periode examen et de concours -
Examens, concours : les impacts sur nos vies -
Le « pornfood » et la quête du corps parfait : paradoxe ? -
Les problèmes liés aux comportements alimentaires ont-ils tendances à s’améliorer ? -
Dr bagot « suis je normal docteur » miroir mon beau miroir -
Dr bagot « suis-je normal docteur ?» -
Dr bagot « suis je normal docteur » parents et enfants parfaits -
Dr bagot « suis-je normal docteur?» sois mère et tais-toi ! -
Dr bagot « suis-je normal docteur » – likez-moi – épisode 3 -
Dr Bagot « Suis-je normal Docteur ? » Je réussis donc je suis ! -Épisode 4 -
Dr Bagot « Suis-je normal Docteur » – Baby don’t cry -
Loi et Burn-out est-ce la solution ? -
Le burnout : un indicateur de perte de productivité de l’entreprise -
Entreprise et pratique sportive : un moyen de lutter contre le burnout ? -
Les email facteur de burn-out ? -
Le parcours du dr. Christophe bagot i psychiatre -
L’approche de la psychiatrie / psychothérapie -
Pourquoi un site web sur la psychiatrie ? -
Quand faut-il consulter et pourquoi ? -
Burn-out et stress au travail : l’alerte mondiale (2024-2025) -
« Je suis nul » : la scarification morale -
L’obsession d’être utile -
Les addictions du télétravail : l’envers du confort moderne -
Burn-out : les Pays-Bas en avance, la France à la traîne -
Stress, burn-out : la France au bord de la rupture -
Cachez ces émotions que je ne saurais voir ! -
Comment choisissez-vous la thérapie la plus adaptée à vos patients ? -
La quête du corps parfait influe-t-elle notre vie et notre bien-être ? -
Examens, concours, comment ces étapes clés impactent-elles notre vie ? -
Examens et Concours : les conseils du Dr. Bagot -
Comment dédramatiser en période d’examen ? -
Quelle thérapie est envisageable pour soigner une dépression ? -
En cas de dépression, les médicaments sont-ils incontournables ? -
Les médicaments et les thérapies sont-ils les seules solutions -
Comment sortir de ses crises d’angoisse ? -
Comment détecter un burnout ?
